L’auto-régulation, un terme compliqué pour un concept simple

Pour faire simple, l’auto-régulation c’est « le contrôle de soi par soi-même »

L’auto-régulation, parfois appelée maîtrise de soi ou contrôle de soi, est une compétence clé dans notre quotidien, et elle est particulièrement utile lorsqu’il s’agit de notre bien-être. Car si vous avez une bonne autorégulation émotionnelle, cela signifie que vous avez la capacité de garder le contrôle de vos émotions. Vous pouvez ainsi résister aux comportements impulsifs qui pourraient vous nuire, et ou encore améliorer votre moral lorsque vous vous sentez un peu déprimé. Vous disposez ainsi d’une gamme flexible de réponses émotionnelles et comportementales qui sont bien adaptées aux exigences de votre environnement.

L’auto-régulation appliquée aux émotions

Dans le domaine des émotions, l’auto-régulation fait référence au contrôle de ses émotions, ou tout du moins au fait de pouvoir influer sur ses propres émotions. Par exemple, si vous êtes déjà parvenu(e) à changer votre état d’esprit un jour où vous étiez de mauvaise humeur (si, si, cela vous arrive aussi !), ou si vous avez réussi à vous calmer alors que vous étiez très en colère, vous avez régulé vos émotions.

Régulation des émotions et résilience

La capacité à réguler vos émotions fait partie d’un ensemble de compétences qui composent l’intelligence émotionnelle. Parmi ces compétences, se trouvent également la capacité à identifier les états émotionnels en soi, et chez les autres. Les recherches ont démontré qu’un bon niveau d’intelligence émotionnelle était associé à une meilleure résilience. Les personnes résilientes éprouvent les mêmes réactions émotionnelles que tout le monde lorsqu’elles sont stressées, ou en colère, ou tristes, mais la différence est qu’elles sont capables de réguler leurs émotions. En quelque sorte, et pour vous donner une image simple : elles pilotent leurs émotions au lieu de se laisser piloter par elles.

Régulation des émotions et motivation

La motivation est l’une des composantes fondamentales de l’autorégulation ; c’est un facteur qui détermine dans quelle mesure nous sommes capables de contrôler nos émotions et nos comportements. Le niveau de motivation d’une personne dans ses activités ou ses projets, qu’ils soient personnels ou professionnels, est directement lié à sa performance. Le meilleur objectif, un plan d’action solide et une volonté de fer, cela ne suffit pas ! Sans la régulation émotionnelle, point de salut ! Car la régulation émotionnelle permet de résister à la tentation de vous laisser aller, de procrastiner, de remettre à plus tard ce que vous aviez prévu de faire aujourd’hui.

Réguler ses émotions : inné ou acquis

Éternel débat…auquel je vais couper court en vous annonçant une bonne nouvelle : réguler ses émotions peut s’apprendre ! Alors bien sûr, cela ne se fait pas du jour au lendemain, mais avec de la pratique, c’est quelque chose que tout le monde peut apprendre à faire. Voici quelques étapes faciles à suivre qui vous aideront à commencer à gérer vos émotions plus efficacement.

  1. Prendre conscience de ses émotions

L’idée est de s’entraîner à prendre conscience, à repérer et identifier ses émotions. Un petit exercice facile pour vous y aider : commencez par tenir, quotidiennement, un « baromètre émotionnel », en notant chaque soir votre météo émotionnelle de la journée. Cela sera peut-être difficile au début, et puis, progressivement, vous verrez que vous saurez immédiatement quelle a été la, ou les, tonalité(s) émotionnelle(s) de votre journée. Et vous introduirez même des nuances : de « bien », vous serez capable d’identifier lorsque vous vous sentez « enthousiaste », ou « énergique », ou « sereine », ou même encore « radieuse ».

  1. Réduire l’intensité des émotions « négatives »

Petite précision : il n’existe pas d’émotions négatives à proprement parler, en tout cas, je ne suis pas à l’aise avec cette idée. Avec mes clients, lorsque je parle d’émotion « négative », je fais référence à une émotion qui n’est pas « aidante » pour mon client. Donc, si vous ressentez, ou plutôt si vous êtes envahi par une émotion forte, vous pouvez moduler, et dans ce cas réduire, cette intensité. Vous pouvez essayer plusieurs stratégies et voir celle qui fonctionnera le mieux pour vous : vous concentrer sur votre respiration quelques minutes, accepter cette émotion plutôt que lutter contre, vous isoler quelques minutes,…explorez ce qui vous aide, et utilisez-le !

  1. Identifiez les stratégies qui ne fonctionnent pas

Parfois, nous recourons inconsciemment à des stratégies d’adaptation inefficaces. C’est comme un réflexe, car il s’agit probablement de quelque chose que vous avez développé il y a longtemps, et qui est devenu une sorte d’habitude. Que l’on ne questionne jamais puisque c’est un réflexe. Je vous conseille de faire un petit état des lieux, en vous posant simplement la question : « qu’est-ce que je fais habituellement, lorsque je suis en colère, ou triste ? ». Et ensuite : « est-ce que cela fonctionne ? et est-ce que c’est bon pour moi ». SI l’une de vos stratégies consiste à noyer votre anxiété dans l’alcool, ou à éviter votre peur de parler en public en refusant une promotion…Je grossis le trait évidemment…Si ces stratégies peuvent vous permettre éventuellement de vous sentir mieux à court terme, elles sont de mauvais calcul sur le long terme, et nuisent à votre santé, à votre carrière et à probablement bien d’autres choses encore.

Bien sûr, être accompagné par un professionnel vous permettra de gagner du temps et surtout de faire un travail de fond pour inscrire votre changement dans la durée. Les approches combinées de coaching, d’auto-hypnose et de relaxation que je pratique sont parfaitement indiquées pour vous aider à mieux prendre conscience de vos émotions, et à apprendre à les réguler.

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